vendredi 29 juillet 2011

Femmes fortes (Deuxième partie)

Entrevue d'Isabelle Gaston à l'émission On prend toujours un train pour la vie


«[...] dans le processus où j'essaie de guérir, c'est que je me dis, au lieu de me dire que j'ai eu la malchance de les avoir perdus, je me dis que j'ai la chance de les avoir connus. C'est la même situation mais vu différemment. Il y a quelqu'un qui m'a déjà dit: «Quand tu peux pas changer la situation dans laquelle tu es, il faut que tu changes la vision de cette situation sinon tu te mets en échec».»

Quelle force! Je me dis que si quelqu'un qui a vécu quelque chose d'aussi horrible est capable de voir la vie de cette façon, je ne vois pas pourquoi je n'arriverais pas à faire de même quand de petites épreuves surviennent dans ma vie.

Femmes fortes (Première partie)

Ce billet et le prochain billets portent sur des segments tirés d'entrevues de l'émission On prend toujours un train pour la vie qui me parlent énormément.

Entrevue de Denise Bombardier


«Il faut assumer. Il faut être capable d'assumer qu'on dérange. Il faut être capable d'assumer de faire la polémique. Et je regrette que si peu de femmes fassent de la polémique et je pense que c'est pour ça. C'est parce qu'elles ne sont pas capable d'assumer les conséquences de ça.»

Je me reconnais dans la citation ci-haut car dans ma dernière année de travail, avant mon congé de maternité, j'ai beaucoup dérangé dans le nouveau département où je venais d'arriver car on m'avait donné comme mission de faire évoluer les choses... Je suis la plus jeune d'un département de femmes d'un certain âge qui n'apprécient pas le changement. Quand j'en avais parlé avec la directrice de mon département, elle m'avait dit que j'allais devoir apprendre à vivre avec cela car avec la force de caractère et la personnalité que j'ai, peu importe où j'irais, j'allais déranger et que ce n'était pas mauvais.


«Denise Bombardier: Je connais les failles de l'être humain je crois maintenant, beaucoup. Et au fond, je suis devenue, grâce à cette façon dont je vois les gens et finalement je suis devenue très tolérante sur la faiblesse humaine. 
Josélito Michaud: Vous ne l'étiez pas avant?
Denise Bombardier: Non. Je l'étais beaucoup moins, quand on est jeune, on peut moins accepter ça. Et j'ai compris que tout le monde ne pouvait pas être un héros, que tout le monde ne pouvait pas se surpasser constamment et c'est la vie qui me l'a appris aussi. Que c'était comme ça. Ça ne veut pas dire pour autant que j'accepte les lâchetés, les choses comme ça, parce que je crois qu'on a de la liberté en soi.»

Ce congé de maternité m'a apporté beaucoup de chose et je suis bien heureuse de voir que je continue d'évoluer même si je ne travaille plus. Je suis plus mature et je crois que je suis mieux en mesure de comprendre que les autres ne sont pas parfaits.


«Denise Bombardier: Je n'ai pas de regrets et je ne suis pas dans la nostalgie de ce que j'ai été. Je suis dans la conscience de ce que j'ai été. Mais je ne me mets pas dans la complaisance. La complaisance, c'est une façon de creuser sa tombe. 
Josélito Michaud: Vous n'aimez pas ça d'ailleurs quand les gens sont trop complaisants dans leur douleur? 
Denise Bombardier: Non et je ne peux pas entendre les gens, et à tout âge et encore bien plus maintenant, des gens qui disent: «Ben oui, mais moi c'est parce que je n'ai pas été aimé.» Il ne faut pas être victime, et ça c'est un autre des grands thèmes, vous le savez, il faut pas être victime parce que la victime n'a pas d'avenir. 
Josélito Michaud: Non, parce que la victime restera toujours la victime de quelque chose ou de quelqu'un. 
Denise Bombardier: Voilà.»

Je n'aime pas les victimes, nous ne décidons pas des épreuves qui nous arrivent mais nous décidons d'être victime et baisser les bras ou non.

jeudi 21 juillet 2011

Le temps et les gens continuent d'avancer...

J'écoute rarement un film pour la 2e fois... ce soir, je suis seule et quand j'ai vu qu'un film de filles passait à la télé, je me suis décidée à l'écouter. Quel film? 13 ans bientôt 30.

Je vous ai dit que je vivais difficilement dans le présent? Ce soir, ça m'a sauté au visage... je n'ai plus 13 ans, 15 ans ou 18 ans. J'en ai 25, j'ai un travail, une auto, une maison, un conjoint, deux enfants (l'ordre peut vous sembler drôle mais je suis partie de trucs qui peuvent se remplacer, disparaître et changer vers ce qui sera pour toujours dans ma vie). J'ai des responsabilités et des privilèges. Je dois travailler très fort pour vivre dans le présent car je ne suis pas dans un rêve... je ne vais pas me réveiller et avoir la chance de tout recommencer. Je dois avancer... parce que le temps et les gens continuent d'avancer.
Je vous laisse sur ce bout de film qui est tellement rempli de sagesse:
Jenna: Maman, t'as déjà souhaité retourner dans le passer? Revenir en arrière
Mère: Je me débarrasserais volontiers de plusieurs livres.
Jenna: Ouais hum.. Si on te permettait de recommencer une chose, rien qu'une chose dans ta vie, ce serait quoi?
Mère: Mais rien.
Jenna: C'est vrai? Mère: C'est vrai. Jenna: Maman, as-tu déjà commis une grave erreur, une lourde erreur qui aurait changé ta vie ça ne t'es jamais arrivé?
Mère: Jenna, je sais que j'ai commis plusieurs erreurs oui mais je n'ai jamais regretté aucune d'entres elles. Jenna: Pourquoi?
Mère: Parce que si je ne les avais pas commises, je n'aurais pas appris à les réparer.

Écoutez votre médecin!

À la fin de ma grossesse, j'étais épuisée et déprimée. Je me demandais comment j'allais y arriver avec deux enfants, je me sentais dépassée et je ne savais pourquoi j'avais voulu me ré-embarquer dans cette aventure. J'en ai parlé avec mon médecin et elle m'a dit: «Quand tu vas avoir accouché, tu dois sortir de la maison. Tu dois te trouver des sorties à faire pour ne pas rester à la maison et broyer du noir.» Je lui ai alors répondu que je sortais de la maison pour aller à l'épicerie, porter ma fille à la garderie et à la bibliothèque (sortie qui m'oblige à re-sortir quelques semaines plus tard pour aller retourner les livres). Elle m'a alors dit en souriant qu'elle ne parlait pas de ce type de sorties là, que je devais trouver des sorties pour moi comme des cours de yoga ou n'importe quoi qui me ferait plaisir.

Dans ma tête de linotte, je me suis dit: «Ben oui, ben oui... comme si ça va me tenter de sortir avec un bébé!» et j'ai décidé que j'allais faire comme à ma première et sortir quand il faudrait. J'ai donc passé les deux premiers mois et demi à sortir pour aller porter ma fille à la garderie ou faire des commissions... Mais, je me suis mise à trouver le temps bien long... et la vie bien plate... ménage, lavage, bébé, garderie, allaitement, commissions, un peu de popote et autres trucs tout aussi palpitants... et je me suis oubliée. La semaine dernière, je vous l'ai écrit, une autre maman est venue me voir.

Cette semaine, je suis allée rencontrer une autre maman blogueuse chez-elle (petite parenthèse, je suis vraiment plus aventureuse et confiante, moi qui déteste me rendre dans des endroits que je ne connais pas, je n'étais même pas stressée de me rendre chez elle en auto!). Si vous saviez le bien fou que ses rencontres me font! J'ai finalement compris que mon médecin avait raison, faire une sortie pour moi ou recevoir des gens, ça me fait décrocher de la liste des trucs qu'une maman à la maison fait à la journée longue.

La morale de cette histoire: Écoutez votre médecin! ;)

dimanche 17 juillet 2011

Petites vacances, grande fatigue

Début des vacances: vendredi matin! Destination: les glissades d'eau Calypso.

1h30 avant notre départ: Mon conjoint avait oublié de sortir ses lunettes de soleil dans son auto donc va les chercher car on prend mon auto. Surprise: Sa fenêtre côté conducteur a été défoncée. Ils ont volé le chargeur de son blackberry et un vieux Iphone 1ere génération qu'il utilisait comme Ipod dans l'auto (mais ils ne sont pas partis avec le sac de golf qui était dans la valise!). Le positif: l'oubli de ses lunettes nous a permis de ne pas laisser l'auto dans la rue tout le week-end avec une fenêtre défoncée. Nous l'avons donc rentrée dans le garage et on s'est dit qu'on y repenserait seulement lundi.


Calypso: Ma cocotte a adoré. Petite badluck, en allant acheter une crème glacée avec son papa, elle ne regardait pas où elle allait alors elle est rentrée sur le coin d'une table à pique-nique... Résultat: une petite égratignure entre la bouche et le nez.

Four points by Sheraton Gatineau: Après avoir pris une douche, mon conjoint installe ma cocotte sur un des deux lits pendant que j'allaite sur l'autre. Elle décide de débarquer du lit toute seule mais glisse et tombe la tête sur la table de chevet. Je lâche bébé sur le lit tout en appelant mon conjoint et la prend dans mes bras pour la déposer sur le lit. Elle a le menton fendu, c'est pas mal ouvert. Mon conjoint appelle la réception et très rapidement, deux femmes arrivent dans notre chambre. Une des deux femmes emmènera mon conjoint et ma fille à l'hôpital avec son propre véhicule car il n'y avait pas de taxi disponible rapidement. L'hôtel leur a aussi payé le taxi pour le retour et m'ont appelé à ma chambre pour m'offrir quelque chose à manger et à boire en les attendant pour me remettre de mes émotions. Vraiment chapeau au personnel de cet hôtel, nous avons eu un service hors pair. Cocotte est finalement sortie de l'hôpital 1h30 après y être arrivée avec des petits collants de rapprochement plutôt que des points car le Dr a dit qu'il préférait éviter d'en faire aux enfants en bas âge pour ne pas les traumatiser. Elle était bien contente de me montrer ses collants sur le menton.


Musée de la civilisation: Nous sommes les premiers à avoir nos tickets mais l'employée qui n'écoute rien (nous n'avons pas été les seuls à avoir de mauvais tickets ne correspondant pas à ce qui lui avait été demandé) nous a fait payer pour le musée + imax pour deux adultes alors que je ne peux y aller avec bébé et que mon conjoint lui avait très clairement demandé 1 Adulte musée + imax et 1 adulte seulement musée. Quand on s'en rend compte, je retourne avec bébé et la moitié des tickets (mon conjoint étant parti avec ma fille et ses tickets) à la billetterie mais la fille refuse de me le rembourser car elle a besoin de tous les tickets!! Cours donc après mon conjoint (qui n'avait pas encore donné son billet pour Imax), et lui explique qu'il doit y retourner avec tous les billets. Ça commençait mal mais nous avons eu quand même beaucoup de plaisir.

 Petits chiens: Samedi soir, pas moyen d'endormir ma cocotte, il y a un (insérez ici un sacre) de petit chien qui jappe! Jugement gratuit: c'est quoi l'idée d'amener un chien à l'hôtel? Tu veux pas le laisser seul chez-vous mais tu le laisses japper seul dans une chambre d'hôtel? Positif: Après un appel à la réception pour demander si les animaux sont permis, la réception me rappelle 30 minutes plus tard pour savoir si le chien jappe toujours (ce qui était le cas, une demi heure non-stop de jappage!!!). Les propriétaires du chien ont été appelé et sont arrivés 15 minutes plus tard.

Au retour: Nous arrêtons à Hawksebury pour aller chercher du vin que mon conjoint avait commandé. En attendant que la LCBO ouvre, nous décidons d'aller manger dans un resto qu'on a essayé l'an dernier (L'escale). Mauvaise idée: Le service est brouillon (les serveurs(es) ne savent pas quels clients sont servis ou ne le sont pas....), l'air climatisé fonctionne mais n'arrive pas à rafraîchir le resto, le service est lent (assiettes reçues 1h00 après avoir passé la commande), l'enfer!! On nous a installé à l'intérieur dans un coin entouré de fenêtres, avec coco dans le mamankangourou, je voulais mourir!! Finalement, après avoir parlé à notre serveur, il a trouvé un parasol qu'il restait au sous-sol et nous a installé dehors (avec le vent, nous avions un peu moins chaud).Est-ce que le resto tournait mal parce qu'il y avait un groupe de 18 personnes? Manquait-il de serveurs? Je ne sais pas mais je ne prendrai pas le risque d'y retourner avec les enfants. Finalement, nous sommes de retour à la maison en fin d'après-midi! On a passé du bon temps mais on est pas mal plus fatigués qu'avant de partir et demain c'est... lundi!

jeudi 14 juillet 2011

La madame au décodeur de pleurs de bébé intégré

Vous ne devinerez jamais quelle chance, que dis-je, quel honneur j'ai eu cet après-midi en me rendant au CAA-Québec sur Langelier!! J'ai rencontré une dame qui a le privilège de posséder un décodeur de pleurs de bébé!! Je vous raconte donc cette fabuleuse rencontre: Je suis avec mon garçon qui, je ne sais pas si je vous l'ai dit, a un défaut de fabrication: il ne dort pas en auto ou en poussette et déteste pour mourir sa coquille. Donc le dit bébé est dans l'ennemi à abattre (la coquille) et pleurs. Je dois acheter des billets pour les glissades d'eau et il y a 4 personnes qui attendent de passer avant moi. J'attends donc patiemment en berçant la coquille pour tenter de le calmer, ce qui ne fonctionne pas du tout. C'est là qu'une dame d'une bonne soixantaine d'année qui flânait dans la boutique CAA (car elle avait eu la chance d'avoir déjà ce qu'elle était venu chercher) a décidé de venir à ma rencontre.

Elle: Madame, est-ce que ça se pourrait que votre bébé aille faim?

Moi: Non madame, mon bébé n'a pas faim. Il n'aime pas être dans son siège d'auto et n'aime pas aller en auto.

Elle: Je ne dis pas ça pour vous chicaner, mais je pense vraiment que votre bébé a faim.

Moi: Non madame, il n'a pas faim, je l'ai allaité avant de venir ici.

Elle: Ben il doit avoir encore faim.

Moi: Non madame, il n'a plus faim.
Elle, en se dirigeant vers la sortie du magasin: Ben moi mon garçon aimait ça avoir la tétine tout le temps dans la bouche.

La morale de cette histoire? Je devrais rester à la maison avec mon bébé au cas où jamais il aurait faim même s'il vient d'être allaité.

Vraiment, j'ai été très polie devant cette dame qui n'a été d'aucune politesse avec moi. Cependant, je peux vous dire que j'étais très fâchée de ce manque de respect. Je suis maman de mon 2e enfant, je n'ai pas besoin qu'une petite vieille dame qui a eu des enfants il y a plus d'un quart de siècle viennent me dire quoi faire. En revenant en auto, je pensais à plein de choses méchantes à lui balancer au visage du genre: «Mme, regardez mes boucles d'oreilles, ma bague, ma montre et mon sac à main, tout ça mis ensemble vaut plus que la pension de vieillesse que vous recevez à tous les mois alors si j'avais besoin de m'acheter de la jugeote, j'en aurais les moyens.» Cet exercice en voiture avec bébé qui pleurait (encore) m'a fait un bien fou! Et, étonnamment, je n'ai pas de regrets de ne pas lui avoir balancé ça au visage. Je suis fière que les autres clients présents aient pu voir que je suis une femme polie et respectueuse.

mercredi 13 juillet 2011

Faire le plein d'énergie!

La fatigue et la déprime s'étaient incrustés en moi durant les derniers jours. La semaine dernière, j'avais invité une copine de forum de discussion de ma première grossesse pour prendre un café ce matin. Quand elle m'a appelé ce matin pour me demander si ça marchait toujours, je lui ai dit que oui. En allant porter ma grande à la garderie, je me demandais pourquoi j'avais dit oui... j'étais fatiguée, je n'avais pas eu le temps de faire de ménage, je n'avais pas de grignotines pour aller avec le café, je n'étais pas maquillée et ainsi de suite... Elle est donc arrivée pile à l'heure avec sa bonne humeur. On ne se connaissait pas vraiment car on s'était vu seulement 2 fois dans des rencontres avec d'autres mamans mais on a jasé comme si on se connaissait depuis toujours. Cette rencontre m'a vraiment fait beaucoup de bien tant au niveau du moral que de la fatigue. Avez-vous déjà entendu que la bonne humeur est contagieuse? Je confirme! Cette rencontre m'a permis de faire le plein d'énergie et elle m'a proposé qu'on se reprenne la semaine prochaine. J'ai déjà hâte!

lundi 11 juillet 2011

Porter un bébé seulement neuf mois?

Pas de problème pour endormir mon beau petit garçon mais dès que je le dépose, la machine à brailler repart! Tous mes efforts sont donc anéantis et je dois tout recommencer à zéro... J'ai donc l'impression de passer mes journées à endormir bébé, l'entendre pleurer, le rendormir, le garder dans mes bras (pour avoir la paix) et l'allaiter.... bref pas deux secondes à moi et les mains tout le temps prise. J'ai tenté de le déposer dans son lit avec son mobile afin qu'il s'endorme seul mais rien à faire, il reste éveillé jusqu'à ce qu'il ne s'endure plus et pleure alors comme un perdu... J'ai essayé la balançoire et la chaise sauteuse à vibrations mais encore là, ça ne marche pas. La promenade en auto? Ça non plus, il pleure jusqu'à notre retour à la maison...

Ce matin, j'ai décidé de prendre les choses en main. Je me suis trouvée 2 alliés pour m'aider à avoir une meilleure journée. Premier allié: le Ipod! Un peu de musique dans mes oreilles, je danse et marche pour l'endormir. Je transforme donc ce moment en effort physique et en petit plaisir car j'adore écouter de la musique. Deuxième allié: mon porte-bébé mamankangourou. J'endors donc bébé et il reste endormi (ou est très facile à rendormir!) et ça me laisse les 2 mains libre. Alors qui a dit qu'on portait bébé seulement 9 mois?? Sûrement pas moi!

vendredi 8 juillet 2011

À inventer si ça n'existe pas...

Non mais ça ne serait pas fantastique un endroit où on peut aller se faire coiffer, se faire faire un facial, recevoir un massage, se faire faire une manucure ou n'importe quel autre soin du genre et cela accompagné de bébé?? Annexé cet endroit de rêve: Un café où le café est excellent et où on peut prendre une petite bouchée! Génial pour sortir de la maison, être belle et rencontrer d'autres mamans. J'en rêve!!

mercredi 6 juillet 2011

Ensemble

«C'est vrai que seule on va plus vite. Mais ensemble, on va plus loin.» Karine Lefebvre, Mlle Court

Cette citation explique bien pourquoi j'aime partager avec vous. Ça prend du temps écrire sur un blogue mais les commentaires que vous m'apportez m'aide à me rendre plus loin dans mes réflexions.

mardi 5 juillet 2011

C'est la faute à qui??

Pourquoi je ne serai jamais femme au foyer? C'est d'la faute à qui quand quelque chose va mal dans la maison? Ne cherchez pas trop loin... Vous devinez?? OUI! C'est ça, la femme au foyer.

La vaisselle n'est pas fait, c'est sa faute. La poubelle déborde, c'est sa faute. Les fruits achetés à l'épicerie sont pourris car comme ils n'avaient pas été rincés, personne n'en a mangé, c'est sa faute. La brassée faite il y a 2 jours est toujours dans la sécheuse et le panier de linge propre déborde de vêtements qui vont froisser, encore sa faute. Il ne reste plus que des chemises qui doivent être repassées de propre pour Monsieur qui lui travaille, toujours sa faute.

 La rôle de la femme au foyer? S'occuper de tout ce qui est relatif au foyer. Pourquoi? Parce que monsieur lui travaille vraiment!

Ce matin, mon conjoint a décidé que le réservoir à eau de notre belle machine à café devait être lavé. Après avoir pris son café, il a retiré le réservoir et l'a laissé à côté de l'évier. Il est ensuite parti travailler. Des questions me sont alors passées par la tête «Ai-je pris mon café ce matin sans m'en rendre compte?», «Est-ce qu'il s'attend vraiment à ce que je lave le foutu réservoir?», «Il n'aurait pas pu prendre 2 minutes pour le laver avant de partir étant donné qu'il décide à quelle heure il rentre et quitte le bureau?». J'ai été tenté de ne pas le laver, remettre de l'eau et me faire un café (car le réservoir n'était pas vraiment sale) et lui dire le soir venu mais qu'est-ce que ça aurait donné? J'ai lavé le réservoir, je me suis fait un café et après avoir longuement cogité, j'ai décidé de prendre un post-it, écrire un petit mot dessus «Celui qui enlève le réservoir s'occupe de le laver tout de suite après».

Je vous ai dit que je ne serais jamais une femme au foyer? Malgré que je sois présentement à la maison, je ne suis pas une femme au foyer. Je suis une maman en congé de maternité. Mon travail? M'occuper de mon bébé. Qui s'occupe du foyer alors? Les gens qui l'habitent c'est-à-dire: Monsieur qui travaille et maman en congé de maternité. Si quelque chose n'est pas fait dans la maison, c'est la faute à qui? Pas la mienne. Mon instinct me dit... Ne t'oublis pas, gardes-toi du temps pour toi et fais ce que tu es capable de faire. Donc, ce matin, je prends un café et j'écris sur ce blog pendant que la vaisselle attend sur le bord de l'évier, qu'une brassée de 2 jours attend dans la sécheuse, que le panier déborde de vêtements propres à plier, qu'il y a des chemises sales à laver et que la poubelle de la salle de bain déborde. Si tout ça n'est pas fait ce soir, ce sera la faute à qui? Pas la mienne.

lundi 4 juillet 2011

Une expérience différente

Tous les bébés sont différents et être maman pour une 2e fois s'avère parfois être une expérience très différente. Avant d'accoucher, j’espérais avoir un 2e bébé comme ma fille car elle avait été tellement facile. Mais heureusement pour moi, mon souhait n'a pas été exaucé. J'apprécie la découverte d'un enfant différent. Il a les bons côtés que sa soeur avait quand elle était bébé comme faire de belles nuits et d'autres aspects de sa personnalité sont tellement différents.

Je pensais à ça ce matin quand je lui donnais son bain et qu'il riait aux éclats en me regardant dans le miroir chanter des chansons en le lavant. Ma fille a détesté prendre un bain jusqu'à près d'un an. Alors qu'il paraît que la plupart des bébés aiment prendre un bain, moi j'étais tombée sur une petite fille qui hurlait à toutes les fois...

Un deuxième bébé, c'est une expérience différente et ça permet parfois de se réconcilier avec ce qui a été plus difficile au premier. L'expérience est différente parce que ce nouveau petit bébé est différent du précédent mais aussi parce que je suis une maman qui a changé.

Je me rends compte que je profite maintenant plus du moment présent avec mon enfant. Le temps a passé tellement vite avec ma première et j'ai l'impression de ne pas avoir profité au maximum de sa période «bébé» car j'étais plus centrée sur moi que sur elle. J'apprécie donc cette expérience différente car je me sens réconciliée avec les choses que je considère avoir manqué avec ma fille. Je sens que je suis une meilleure maman maintenant car j'ai appris de ma première expérience et je suis en mesure d'agir différemment avec ce nouveau bébé.